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Le squat d’un logement est une situation qui inquiète de nombreux propriétaires, même si elle reste heureusement très rare en France. Lorsqu’une occupation illégale survient, il est essentiel de connaître les démarches à effectuer afin de récupérer rapidement son bien dans le respect de la loi. Procédure accélérée, rôle du préfet, différences entre résidence principale et résidence secondaire ou encore précautions à prendre : découvrez les solutions qui permettent de protéger efficacement votre logement.

Une procédure accélérée contre les squatteurs
Une intervention plus rapide
Face à un squat avéré, le propriétaire peut désormais bénéficier d’une procédure administrative accélérée. Plutôt que d’attendre une décision judiciaire pouvant prendre plusieurs mois, il est possible de saisir directement le préfet afin de demander l’évacuation des occupants.
Après examen du dossier, le préfet dispose d’un délai de 48 heures pour répondre à la demande. Si toutes les conditions sont réunies, il peut ordonner l’expulsion des squatteurs avec le concours des forces de l’ordre, sans attendre un jugement.
Contrairement aux procédures d’expulsion classiques, la trêve hivernale ne s’applique pas aux squatteurs.
Le préfet peut refuser
Cette procédure n’est toutefois pas automatique. Si le préfet estime que certains éléments nécessitent des vérifications ou que la situation est juridiquement incertaine, il peut refuser de mettre en œuvre cette procédure accélérée.
Dans ce cas, le propriétaire devra engager une procédure devant les juridictions compétentes.
Plus la demande est effectuée rapidement après la découverte du squat, plus les chances d’obtenir une évacuation rapide sont importantes.
Une protection étendue aux résidences secondaires
Une évolution de la législation
Pendant longtemps, la procédure accélérée concernait uniquement les résidences principales.
Aujourd’hui, elle peut également être utilisée pour certaines résidences secondaires, offrant ainsi une meilleure protection aux propriétaires.
En revanche, les logements totalement vacants, sans occupant identifié et destinés à être vendus ou loués, ne bénéficient pas toujours de ce dispositif spécifique.
Une procédure judiciaire souvent plus longue
Lorsque la procédure administrative ne peut pas être utilisée, le propriétaire doit engager une action devant le tribunal.
Ces procédures peuvent durer plusieurs mois, voire davantage selon la complexité du dossier et l’encombrement des juridictions.
Comment limiter les risques de squat ?
Sécuriser son logement
Même si les cas de squat restent marginaux, quelques précautions permettent de réduire les risques :
- sécuriser les accès ;
- installer un système d’alarme si le logement reste vacant ;
- demander à un voisin de surveiller régulièrement le bien ;
- relever fréquemment le courrier ;
- éviter de laisser un logement inoccupé pendant de longues périodes sans surveillance.
Ces mesures sont également utiles pour prévenir les cambriolages.
Ne pas céder à la psychose
Les situations de squat restent très rares au regard du nombre total de logements en France. Elles concernent une faible proportion du parc immobilier.
Il convient donc de rester vigilant sans pour autant céder à l’inquiétude.
Une surveillance régulière du logement permet souvent de détecter rapidement toute occupation anormale.
Que faire en cas de squat ?
Réagir immédiatement
Dès la découverte de l’occupation illégale, il est recommandé de réunir toutes les preuves de propriété puis de contacter rapidement les autorités compétentes.
L’accompagnement d’un avocat peut faciliter les démarches administratives et judiciaires.
Ne jamais intervenir soi-même
Même si la situation est particulièrement difficile à vivre, le propriétaire ne doit jamais tenter d’expulser lui-même les occupants.
Une expulsion réalisée sans décision des autorités peut entraîner des sanctions pénales importantes.
Il est donc indispensable de respecter les procédures prévues par la loi.
Questions fréquentes sur les mesures anti-squat pour votre logement
Que faire si mon logement est squatté ?
Vous devez signaler rapidement la situation aux forces de l’ordre et saisir le préfet afin de demander l’application de la procédure accélérée lorsque celle-ci est possible.
La trêve hivernale protège-t-elle les squatteurs ?
Non. La trêve hivernale concerne les locataires faisant l’objet d’une procédure d’expulsion, mais ne s’applique pas aux occupations illégales par des squatteurs.
Peut-on expulser soi-même des squatteurs ?
Non. Toute tentative d’expulsion sans décision des autorités est interdite et peut entraîner des sanctions pénales.






